Isabelle DOHET | 21 septembre 2026
Handydroit® : 30 ans d’accompagnement au service de l’accès aux droits
Avoir un droit ne signifie pas toujours pouvoir l’exercer facilement. Comprendre les démarches, respecter les délais, rassembler les documents demandés ou encore trouver le bon interlocuteur demande du temps et de l’énergie. Pour de nombreuses personnes en situation de handicap et leurs familles, ces démarches viennent s’ajouter à un quotidien déjà très chargé. L’accès à la justice ne dépend donc pas uniquement de l’existence d’un droit, mais aussi de la capacité réelle des personnes à faire valoir ce droit.
En Belgique, l’accès à la justice est un droit fondamental qui est garanti par un ensemble de textes, dont notamment la constitution belge[1], la convention européenne des droits de l’homme, le code judiciaire ou encore la loi du 23 novembre.
Il suppose donc un accès à la fois juridique, procédural, linguistique, financier, mais aussi physique.
Dans l’éventualité où l’un de ces différents accès est mis à mal, c’est l’État de droit qui se fragilise puisque les différents principes fondamentaux de l’État sont moins respectés et protégés.
Le système judiciaire belge est complexe et il est difficile d’en comprendre le mécanisme ainsi que la dimension temporelle. En théorie, une personne peut se défendre seule face à la justice, mais dans la réalité, nous constatons, notamment par notre travail de première ligne de défense des droits des personnes en situation de handicap, que cela s’avère compliqué en raison de différents facteurs, dont la méconnaissance des procédures, l’inaccessibilité des bâtiments, des coûts financiers, etc.
Cette analyse décode les réalités de terrain et ce que cela reflète des manquements dans notre système actuel.
