Esenca |  2011

Les enfants qui grandissent avec un frère ou une soeur autiste sont confrontés à une situation familiale particulière. En effet, les liens fraternels vécus à cette
époque vont marquer l’enfant dans la construction de son identité et dans ses relations sociales et affectives. On peut dès lors comprendre que lorsqu’un enfant est autiste, cela puisse entraîner des remous et des questionnements pour son frère ou sa soeur. Il peut cependant aussi en résulter de nouvelles richesses dans la relation fraternelle. La présence d’un trouble autistique dans la famille a des répercussions directes sur le développement psychologique de l’enfant, mais aussi indirect, dans la mesure ou le trouble imprègne les parents et retentit sur leurs attitudes envers leurs enfants. Les frères et soeurs sont particulièrement sensibles par le fait de ne pas pouvoir établir une relation de réciprocité et dérangés par certains comportements engendrés par l’autisme : les envahissements sonores lors des moments de crises où l’enfant crie, où il est agressif, les envahissements du territoire, la détérioration de matériel et les comportements étranges. Les frères et soeurs sont également plus embarrassés en présence d’autres enfants, notamment lors de contacts à l’extérieur, de sorties en famille ou lors de la présence d’un ami à la maison. Le regard d’autrui vient raviver la question de la différence, de l’étrangeté et renvoie un questionnement quant à sa propre identité.
Toutes ces situations peuvent déclencher des sentiments de gêne, de honte et de culpabilité. L’Association Socialiste de la Personne Handicapée, au travers de cette analyse, se propose d’amener une réflexion à propos des problèmes auxquels la fratrie peut être confrontée ainsi que ses besoins spécifiques.

Lire l’analyse : Fratrie et autisme (PDF – 28 KO)