Les vagues d’exclusion du chômage ont débuté le 1er janvier 2026 et se poursuivront jusqu’au 1er juillet 2026. Aujourd’hui, les chômeurs aidants proches concernés peuvent, sous conditions, solliciter une dispense en qualité d’aidant-proche. Elle permettra le gel provisoire de l’exclusion et prolongera l’indemnisation « chômage » pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 mois maximum.
Une nouvelle catégorie d’aidant reconnue
Fin février 2026, une quatrième situation d’aidance a été reconnue (voir encart 2) et reconnait certains droits sociaux. Si cette évolution constitue une avancée importante, son application pose aujourd’hui de sérieux problèmes sur le terrain car ce nouveau critère est extrêmement récent. C’est pourquoi de nombreux aidants proches n’ont pas la possibilité de fournir à l’Onem l’attestation de reconnaissance d’aidant-proche avec droits sociaux pour la période en cours et généralement courant avant la fin de droit au chômage.
Par exemple, Sofiane s’occupe de sa maman full time depuis 5 ans et n’a plus la possibilité de travailler. Il sera exclu du chômage le premier juillet. Pour bénéficier du nouveau statut d’aidant proche, il doit demander une attestation de reconnaissance avant fin juin 2026. Si sa demande n’est pas traitée à temps et que son attestation n’est pas datée avant fin juin, Sofiane ne pourra pas bénéficier de son droit.
Une vigilance particulière est demandée dans le traitement des demandes de reconnaissance en tant qu’aidant-proche avec droits sociaux.
Traiter rapidement les demandes
Il est essentiel de traiter en priorité et dans les meilleurs délais les demandes liées aux dispenses concernant les fins de droit fixées au 1er juillet. Cela permettra aux aidants de compléter leur dossier de dispense dans les temps auprès de leur organisme de paiement. Cela signifie que les dossiers complets – comprenant l’attestation de reconnaissance – doivent impérativement être introduits au plus tard le 30 juin.
Pour répondre complètement aux conditions d’octroi de ce nouveau statut, l’attestation doit couvrir l’intégralité de la période de dispense demandée, c’est-à-dire débuter avant la date de la demande. Les aidants-proches doivent donc renouveler leur reconnaissance avec droits sociaux avant son échéance. Aujourd’hui, la reconnaissance est valable un an, et deux ans pour les demandes introduites après le 1er juillet 2026. Il faut également transmettre à l’Onem les documents requis dans les délais impartis.
Nous appelons dès lors :
• à une vigilance accrue et à un traitement rapide des demandes de reconnaissance avec droits sociaux,
• à une information claire des aidants-proches sur la nécessité de renouveler leur reconnaissance dans les délais afin d’éviter toute rupture de droits.
