Agir pour défendre ses droits

Quand on veut défendre ses droits, on peut :

  • Écrire une pétition
  • Informer les journaux, la télévision…

C’est ce qu’a fait l’ASBL Aidants proches, avec d’autres associations, pour informer de la situation de parents d’enfants ou de proches en situation de handicap.

Ces personnes sont des aidants proches.

Elles ne travaillent pas car elles s’occupent de la personne en situation de handicap.

Il y a maintenant une nouvelle loi sur le chômage.

Après 2 ans de chômage, les personnes sont retirées du chômage et n’ont plus d’allocations de chômage.

Ces parents sont au chômage car il n’y a pas d’accueil, de centres ou de services pour leurs enfants.

Il y a eu beaucoup de reportages dans les journaux et à la télévision pour expliquer la situation de ces parents.

Grâce à tout ça, le ministre a proposé une solution : garder ces parents au chômage pour qu’ils puissent être reconnus comme aidants proches.

Une fois reconnus, ces parents recevront une allocation d’aidant proche d’environ 750€ par mois.

Ces parents ne recevront plus rien du chômage.

Il faut encore confirmer tout cela.

Pour Esenca, c’est bien, mais il faut faire mieux.

Être aidant proche — arrêter de travailler pour s’occuper d’un proche — dépend de la sécurité sociale.

Il faut :

  • une allocation permettant de vivre dignement.
  • garantir les droits de ces personnes quand elles sont malades et quand elles prendront leur pension.

Esenca, d’autres associations et le Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées continuent à défendre les droits de ces personnes.

L’alliance médias-pétition

Elle a donné des résultats ! La situation des aidantes et de leurs proches en situation de handicap a été mise en lumière parce que notamment pour un grand nombre, l’exclusion du chômage est imminente.

Des médias qui ont publié des reportages bien documentés et nos associations se sont mobilisées pour diffuser une pétition qui a recueilli quelques   signatures ! Et alors que les responsables politiques au niveau fédéral déclassaient encore quelques jours avant parce que la décision concernant les fins de droit du chômage était dans la Déclaration de politique gouvernementale et que la réponse à apporter aux aidants proches ne relevait pas de leur compétence. Ils se sont finalement décidés à trouver une réponse.

Mais à l’heure où j’écris ces lignes, les quelques éléments d’un communiqué de presse et d’une déclaration devant les médias ne nous permettent pas d’arrêter notre mobilisation.

À prendre au conditionnel : l’exclusion du chômage serait temporairement gelée, le temps que les aidants proches se fassent reconnaître — par le biais de leur mutualité — et basculeront vers une indemnisation forfaitaire dont le montant a été doublé (sic !) de 15 €/jour. On passerait à 30 € pour un total avoisinant les 745 €/mois.

Pour vivre décemment avec un proche en situation de handicap, on est loin du compte !

C’est une petite avancée, mais il faut aller plus loin ! Lorsque l’aidant proche doit interrompre sa carrière, une indemnisation décente, relèvent de la sécurité sociale — pour garantir ses droits en soins de santé et pension — DOIT leur être octroyée !

Esenca, avec d’autres ASBL et le Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées, vont continuer à se mobiliser et à interpeller.

Gisèle Marlière

Présidente