L’école inclusive

Pour une réelle inclusion des personnes en situation de handicap dans la société, l’enseignement doit être inclusif.

Pourquoi ?

Parce que beaucoup de personnes en situation de handicap n’ont pas eu de formations qualifiantes.
Cela veut dire qu’à la fin des études, de l’école, le diplôme obtenu ne donne pas accès à un emploi de qualité.

Aujourd’hui, il faut encore :

  • sensibiliser les employeurs,
  • lutter contre les discriminations à l’emploi,
  • proposer une obligation d’emploi,
  • demander la non prise en compte des revenus du travail dans le calcul de l’allocation d’intégration…

Tout cela peut aider les employeurs à engager des travailleurs en situation de handicap.

Il faut aussi que ces travailleurs aient eu un enseignement et une formation de qualité et inclusive.

Pour l’ASPH, l’enseignement inclusif et l’enseignement spécialisé sont très importants.

Mais ces enseignements doivent mieux s’organiser entre eux.

Il existe aussi le Pacte pour une enseignement d’excellence qui demande l’inclusion.
Mais ce pacte ne soutient pas assez les élèves en situation de handicap mental.

Ces enfants auront peu de chances d’intégrer un enseignement inclusif..

Par contre, il y aura plus d’accessibilité des bâtiments scolaires.

Le ministre Daerden a demandé l’accessibilité des bâtiments scolaires et a donné de l’argent pour cela.

L’inclusion, c’est très important pour tous les élèves.

Cela permet à toutes et tous de se rencontrer, de se connaître et de créer une société plus inclusive.

La clef essentielle pour une inclusion réussie dans la vie ! Voilà ce que nous défendons et exigeons – avec d’autres collègues associatifs – pour tous les jeunes en situation de handicap.

Aujourd’hui, un nombre important d’adultes en situation de handicap n’ont pas de diplôme ou de formation adéquats qui permettraient un accès à des professions, des emplois de qualité.

On peut, et si on doit poursuivre l’objectif de l’accès à l’emploi par le biais de multiples outils : sensibilisation des employeurs, lutte  contre les discriminations à l’emploi, une obligation d’emploi, la non prise en compte des revenus du travail dans le calcul de l’allocation d’intégration…

Mais, si on n’a pas de candidats qualifiés, cette batterie d’outils est démunie. Il faut avoir impérativement accès à un enseignement, le plus largement accessible et inclusif, pour tous les enfants à besoins spécifiques.

Et Esenca n’oppose pas enseignement inclusif à enseignement spécialisé. Ce dernier peut apporter des accompagnements intéressants, mais nous demandons une meilleure articulation avec l’enseignement inclusif.

Et le récent Pacte pour un Enseignement d’Excellence rate en partie son objectif en créant des dispositifs de soutien différents selon que l’élève a un handicap intellectuel ou pas : ces supports sont moins élevés pour ces derniers. De facto, ces enfants auront peu de chances d’intégrer un enseignement inclusif..

Par contre, il est permis d’espérer que l’accessibilité aux bâtiments scolaires s’améliore : le ministre Daerden, en ayant injecté un refinancement important pour les bâtiments, a introduit un critère d’accessibilité. Ce sera à suivre évidemment.

Et je conclurai par un autre enjeu d’importance. L’inclusion d’élèves en situation de handicap développe chez les autres élèves d’apprentissage de la « différence » et permet d’espérer une société réellement plus inclusive.

Gisèle Marlière

Présidente