Le projet

Le projet des récits contés est né de l’envie de Esenca d’aborder les questions liées au « handicap » autrement. De l’envie de traverser les représentations de la société, de la place qu’on laisse à l’autre, du regard que l’on porte sur lui. Afin de voyager dans ces réflexions, Esenca a fait appel à l’asbl Contes en balade pour poser son regard artistique et travailler ces questions de société. C’est ainsi que l’aventure humaine entre toutes les protagonistes a commencé pour vous proposer un conte à 7 récits entremêlés des personnages hauts en couleur.

Vidéo « Pourquoi le projet des récits contés ? »

Logo langue des signes

Christine Horman, membre de Conte en Balade, s’est saisie du projet.

« La première évidence était de m’entourer de deux artistes de la parole dont j’admire le travail : Marie Thys et Evelyne Devuyst. Ainsi le projet deviendrait celui d’artistes confrontées au handicap : moi en chaise roulante, Marie mal voyante et Evelyne dans son rapport étroit avec la sensibilité sourde.  

La deuxième évidence était de préserver la nature artistique du projet. Là où le langage institutionnel de L’Asph parle d’inclusion, d’adaptabilité, de campagne de sensibilisation, la poésie propose un monde du bout des mots, elle questionne. 

Et si l’étalon de nos sociétés était le fragile, le silencieux ?  Si le temps s’écoulait au rythme des corps lents ? Si l’attention se portait sur chaque fluctuation de nos cœurs, à l’écoute des corps, des sons et de mots ?  Et si nous regardions derrière les portes closes, si nous apprenions des Autres ? 

Le chemin vers les Confins du monde avait commencé. 

À  partir de contes et de personnages (Pied d’or, Héphaïstos, l’homme de verre de Cervantes…), de souvenirs, de chagrins, de phrases entendues, de lectures, de questionnements, d’échanges avec l’Asph, j’ai interrogé la fragilité du corps et la rapidité du monde. J’ai titillé l’enfoui, il ne demandait qu’à surgir. 

Dans ce processus, Marie composait en échos la musique, Evelyne transposait en langue « poétique » des signes, nous avons rencontré Nicoleta Ciuca, et nous avons finalisé la mise en espace avec Isabelle Puissant. »

Le monde était peuplé de châteaux, au-dessus des châteaux, était gravée la devise des Rois :

« Sois à l’image de ton Roi ou ne sois pas ! »

Le monde était peuplé de châteaux, entre les châteaux erraient ceux et celles qui ne ressemblaient à aucun Roi.

Celle qui connaissait les méandres de la profonde nuit, Celui né aux pieds retournés, Celle dans le souffle du silence, Celui au corps sauvage, le Bègue, le Bigle, le Bossu, le Boiteux, des corps cassés, des coeurs à nu, les Autres, les Gueux, tous et toutes suivaient le corps fragile de la Fille de Faïence.

Les Gueux arriveront au bout du monde. Plus d’escaliers, plus de portes trop lourdes à pousser, plus de marches, plus de mots impossibles à prononcer, plus de regards gênés.

Là, les Gueux déposeront leur secret…

Cliquez sur les différents éléments pour en savoir plus sur les contes et les artistes

Nicoleta Ciucca

Regard d’une personne sourde

Evelyne Devuyste

Conteuse signeuse

Christine Horman

Auteure et conteuse

Isabelle Puissant 

Conseillère à la mise en espace

Marie Thys 

Conteuse et musicienne

Remerciements à :

Conte en Balade

la Région Bruxelles-capitale,

la Direction equal.brussels,

la ville de Bruxelles,

la Loterie Nationale,

les oeuvres du Soir,

la Fédération Wallonie-Bruxelles,

l'ASBL "Maison du Conte et de la Littérature de Jodoigne",

l'ASBL "Là Où nul chemin ne s'ouvre",

Projet réalisé avec le soutien du Fonds Handicap visuel & Inclusion, géré par la Fondation Roi Baudouin